Le 19 janvier 2014, Corentin ne résiste pas à la tentation et se croit assez fort pour tester une petite pilule au nom évocateur de Superman, Mitsubishi ou Angel Dust, on ne saura jamais. Qu’importe le nom, d’ailleurs… les noms de ces pilules changent régulièrement, le cocktail de drogues qu’elles contiennent aussi. Seuls les ravages restent…

Préparez-vous à sa fin de vie

Corentin tombe dans un coma de six semaines au cours duquel beaucoup le voient perdu. L’un des médecins rencontrés ira même jusqu’à évoquer auprès de la famille le fait d’« envisager la fin de vie de Corentin ».

Mais c’est mal connaître sa mère… Sandrine est persuadée que son fils reprendra le dessus et n’aura de cesse, dès cet instant, de tout faire pour croire en la vie pour Corentin. Et bien lui en a pris !

Des progrès quotidiens

Dès sa sortie du coma et après un pied de nez au pessimiste médecin, Corentin intègre une institution spécialisée. Une première victoire mais les conséquences sont terribles. Il est tétraplégique, ne voit plus que très partiellement, est entièrement dépendant d’une aide extérieure et souffre parfois le martyr.

C’est un bébé blessé d’1,90 mètre qui doit tout réapprendre… l’objectif semble irréaliste. Pourtant, les stimulations quotidiennes de ses proches, les soins d’une aide-soignante qui veut y croire et le moral d’acier de Corentin vont permettre de gravir les échelons, centimètre par centimètre.

Deux ans de travail acharné pour permettre à Corentin de retrouver la parole, une mémoire, quelques mouvements et une terrible envie de vivre, « d’apprendre l’anglais et le chant » !

Corentin doit quitter le centre

Seulement, Corentin ne peut rester que deux ans dans un centre de revalidation. Le 27 février 2016, il devra le quitter et on sait que les solutions pour jeunes polyhandicapés ne sont ni nombreuses ni réjouissantes.

Pour Sandrine, l’évidence est qu’il doit rentrer à la maison. Elle a décidé de se consacrer à son ainé, entourée de ses deux autres enfants, pour poursuivre et améliorer le travail déjà accompli. On transformera donc la maison.

Mais c’était sans compter sur les prescriptions urbanistiques à Uccle…

Sa maison au fond du jardin

En effet, pas question d’agrandir la maison. La seule solution est de construire un studio aménagé au fond du très long jardin, d’aménager un couloir fermé qui rejoint la maison, le tout avec un toit végétal pour faire plus joli aux yeux des voisins… Ajouté aux différents aménagements nécessaires dans la maison actuelle (rampes d’accès), voilà la facture qui explose.

Aujourd’hui, c’est plus de 200.000 euros qui sont nécessaires pour permettre à Corentin de réintégrer la maison et d’y vivre dans les meilleures conditions.

Construire le mur des amis

Sandrine n’a pas renoncé, les travaux ont commencé. Alors, parce qu’on a envie de la soutenir, parce que beaucoup se demandent ce qu’ils peuvent faire pour Corentin et parce qu’on a envie de faire un clin d’œil à toute la famille, nous avons imaginé offrir, brique par brique, un des murs de la maison, le mur des copains.

C’est l’objet de ce site, c’est le projet d’une vie, c’est le combat d’une mère et on espère que vous serez nombreux à vouloir vous y associer.

Olivier De Blauwe & Frédéric Mahoux    .